Après les vaines tentatives de l'ancien maestro Argento (Mother of Tears... on en rit encore...), difficile d'imaginer que le psycho-thriller à l'italienne pouvait renaître de ses cendres. Un couple de cinéastes belges aura pourtant tenté de nous donner tort.
Après un doublé nord-américain, qui l'aura confronté aux studios hollywoodiens (One Missed Call), Eric Valette revient en France concrétiser un projet qu'il porte à bouts de bras depuis plusieurs années. Et grand bien lui fit : héritier direct des pelloches burinées et corrosives de Henri Verneuil et Yves Boisset, Une affaire d'état est un rêve de polar.
Deux ans après avoir explosé les standards d'un genre trop souvent calqué sur les productions de Square-Enix (Final Fantasy et consorts), le labo BioWare donne enfin naissance à la seconde partie de sa trilogie cosmique. La vraie vie va paraître encore bien terne...
Tout score de Space Opera a pour obligation, depuis La Guerre des Etoiles, de rentrer instantanément dans l'inconscient collectif du grand public. Mais Avatar n'est pas un Space Opera comme les autres, et son score ne pouvait se plier de manière aussi évidente au cahier des charges rédigé par Lucas et Williams en 1977.
Après avoir sauvé le monde, que peut-il rester pour la crème des héros littéraires du siècle dernier ? Le sauver à nouveau, même si à force d'essayer on finit par tout prendre en pleine figure ! C'est un peu le pitch pas flamboyant du tout de la suite de l'une des œuvres indispensables d'Alan Moore (V pour Vendetta, The Killing Joke) qui n'a manifestement pas fini de faire souffrir les vieilles icones.
Après douze ans d'absence (mais pas de vacances, vu qu'il n'en prend jamais), James Cameron sort enfin un nouveau film en salles. Et pas n'importe lequel, puisqu'Avatar traîne dans ses cartons depuis plus de 12 ans. A l'origine pensé pour servir la soupe à Digital Domain, le projet aura finalement été investi d'une mission beaucoup plus ambitieuse : bouleverser la création cinématographique, rien de moins.