Pour la première fois de sa carrière, David Fincher marche en terrain balisé, et se risque à une latitude de créativité dangereusement réduite. Seconde adaptation du roman de Stieg Larsson, pour ne pas dire remake du film de Niels Arden Oplev, ce Millenium millésime 2012 pouvait-il vraiment faire honneur à la carrière avant-gardiste du réalisateur de SE7EN ?
C'est en 1999 que Hiroyuki Okiura explosa aux yeux du monde des amateurs d'animation japonaise. Avec Jin-Roh, il se positionnait en probable héritier de l'œuvre de Mamoru Oshii. Douze ans après, et à l'issue de sept ans de travail, Okiura revient sur le devant de la scène, avec A Letter to Momo, qu'il a écrit et réalisé.
Père Noël Origines, à la date de sortie judicieusement choisie, est une de ces preuves accablantes que le cinéma est avant tout une histoire d'idée, et non de budget. Preuve cinglante qu'avec un minimum de sincérité, de volonté et en utilisant judicieusement ses moyens, on retrouve l'étincelle de vie qui animait les films cultes de notre enfance!
Retour sur le devant de la scène pour Tom Cruise, tentative de reconquête du public pour la saga Mission : Impossible, première réalisation hors animation pour Brad Bird... Protocole Fantôme ne lésine pas sur les défis. Heureuse nouvelle, l'essai est transformé sur tous les fronts, et va jusqu'à dépasser les espérances les plus folles. Explications.
Chef-d'œuvre méconnu, Happy Feet osait dynamiter de l'intérieur le concept même de film animalier pour les mômes. Connaissant le talent de George Miller pour les suites directes de ses classiques, on ne pouvait que baver d'impatience à l'encontre d'Happy Feet 2.
De la nouvelle vague de cinéma d'horreur francophone, A l'intérieur restait l'unes des principales réussites, à la fois d'un point de vue créatif (depuis quand n'avions-nous pas vu un tel déferlement d'effets gore ?) et d'un point de vue commercial (près de 100 000 entrées, soit beaucoup plus que les deux derniers Jean-Jacques Annaud réunis).
Quand un réalisateur reconnu ose sortir de son univers habituel, cela donne bien souvent un résultat explosif. S'investissant corps et biens, pour son dixième long-métrage dans un « petit » film indépendant aux allures de pamphlet sous acide, Kevin Smith est de ceux-là. Forcément inatendu, son Red State devient dès lors le film de tous les défis.
28 ans après avoir acheté les droits d'adaptation des albums de Tintin auprès des successeurs d'Hergé, Steven Spielberg nous livre sa vision de l'aventure franco-belge. Et si la narration reprend sans les trahir les grandes composantes de l'œuvre originale, le film qui en résulte vaut surtout pour sa faculté à synthétiser l'ensemble du cinéma de son (pour ne pas dire de ses) auteur(s).
Des personnages énigmatiques s'agitant dans la nuit de la Cité des Anges, des poursuites, des règlements de comptes, une tentative d'évasion illusoire du monde de la pègre et une histoire d'amour impossible ; tels sont les fondements narratifs de Drive. Mais le dernier film de Nicolas Winding Refn est loin de tout miser sur son intrigue.
Indiana Jones affronte James Bond ? L'affiche avait de quoi titiller l'inconscient collectif. La rencontre effective, hélas, tourne rapidement au concours d'yeux plissés en gros plans...