DOG EAT DOG
Etats-Unis - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Dog Eat Dog »
Genre : Policier
Réalisateur : Paul Schrader
Musique : Deantoni Parks
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 93 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 21 avril 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Dog Eat Dog »
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LE PITCH
Alors qu’ils sortent de prison, trois ex-détenus replongent dans la facilité du crime organisé. Bien entendu, leurs côtés loosers prendront le dessus et rien ne va se passer comme prévu. Recherchés par la police et leur commanditaire, ils feront tout pour ne pas retourner en prison.
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les gueules de l'emploi

Pour la deuxième fois consécutive après La Sentinelle, le mythique scénariste de Taxi Driver renoue avec l'oscarisé Nicolas Cage. Malheureusement, cela fait de bien trop nombreuses années que leur aura est ternie. Ce n'est pas avec ce film qu'elles vont reluire non plus.

Scénariste phare du nouvel Hollywood. Auteur d'histoires tordues pour Scorsese, De Palma ou encore Pollack ou Weir, Paul Schrader a toujours trainé derrière lui un passif sulfureux et corrosif. C'est logiquement qu'il est passé derrière la caméra avec le plutôt réussi Blue Collar en 1978. S'en est suivi l'énorme succès commercial de l'année 1980 American Gigolo qui lança surtout la carrière de Richard Gere. Depuis, mis à part quelques scénars intéressants chez son pote Scorsese, on ne peut pas dire que le bonhomme ait fait beaucoup d'éclat. Film après film, Schrader joue avec son image d'auteur subversif. Mais le réalisateur vieillit et ses sujets sans être forcément répétitifs ont tendance à tourner à vide et à ne plus être d'actualité. Les studios lui laissent encore réaliser car son nom est une valeur ajoutée dans leur catalogue même s'ils ont un certain penchant à le brider.

 

bis repetita


Dog Eat Dog se veut un condensé de ce qui vient d'être dit. Trois amis se retrouvent après leurs peines de prison pour recommencer leurs méfaits. Ils replongeront dans la violence et la drogue jusqu'à l'éclatement de leur amitié. Les protagonistes mèneront leur vie autodestructrice de déchéance en roue libre tout comme les acteurs leur jeu. Cela fait bien longtemps que Nicolas Cage ne nous a pas offert d'interprétation autre que du cabotinage. Obligé d'enchainer les DTV (Direct to Vidéo) pour compenser son train de vie et ses dettes. Pas moins de quatre de ses films sont sortis ces derniers mois. Mais à l'instar d'un Bruce Willis, Cage assume et respecte son public en tenant le haut de l'affiche et le rôle principal quand le grand chauve se contente de cinq minutes de présence à l'écran pour le même prix. Cage à besoin de rôles où son jeu peut s'exprimer dans la démesure. Il a besoin d'être cadrer dans l'univers de ses réalisateurs pour que son interprétation souvent sur la corde raide ne vire pas au ridicule (Arizona Junior chez les Coen, Sailor & Lula pour Lynch ou son Oscar chez Mike Figgis dans Leaving Las Vegas). Dans le rôle du chien fou, Willem Dafoe l'accompagne ici dans le concours de grimaces. Dommage car ce sont toujours des acteurs plaisants à retrouver.

Shrader veut nous entrainer dans un style tarantinesque façon Killing Zoé. Le chien se mord la queue puisqu'il s'inspire d'auteurs qu'il a lui-même inspiré. Enchainant ses séquences comme un bon contractuel, il réalise sur ses acquis sans vraiment y croire lui-même. Jamais le spectateur ne se sent impliqué sur le destin de ses loosers. Pas vraiment motivé, Schrader réussit pourtant sa dernière séquence d'une façon onirique que l'on n'attendait pas forcement après le spectacle mollasson étalé depuis plus d'une heure. Le provocateur des années 70 a pris de l'âge, il est peut-être temps de passer la main. Il n'y a pas de honte à ça.

Cédric Lemaire










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Image :
Rien à redire sur la qualité de la copie. Solidement calibré, le master restitue bien la photo du film parfois saturée et ses couleurs tranchantes. Joli piqué, notamment sur la séquence finale nocturne où les contrastes sont du plus bel effet.

 


Son :
Beau rendu sonore aussi sur les deux pistes proposées en DTS HD Master Audio 5.1. Les scènes d'actions ne prennent pas le dessus sur les dialogues qui restent bien distincts et équilibrés Même si la VO est sensiblement plus nette, dur de regarder un film de Nicolas Cage sans sa voix VF si caractéristique.

 


Interactivité :
Le seul bonus de la galette est une Interview promo où les deux acteurs principaux et leur réalisateur expriment tout le plaisir qu'ils ont eu à tourner ensemble et l'originalité de leur film. Ils ont du mal à nous convaincre surtout lorsque l'on voit le peu d'intérêt qu'ils ont à répondre aux questions du journaliste.

Liste des bonus : Interview croisée de Nicolas Cage, Willem Dafoe et de Paul Shrader (14')

 
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