THE LAST KING
Birkebeinerne - Norvège, Danemark, Suède - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « The Last King »
Genre : Action, Aventure
Réalisateur : Nils Gaup
Musique : Gaute Storaas
Image : 2.35 16/9
Son : Norvégien et français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 100 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 9 mai 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « The Last King »
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LE PITCH
Norvège, 1206. En pleine guerre civile, le roi est assassiné et la vie de son fils illégitime se voit dangereusement menacée. Deux vaillants soldats s’enfuient alors avec le bébé afin de sauver l’héritier du trône et rétablir la paix au royaume de Norvège.
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La loi du plus fjord

Cinématographiquement parlant, la Scandinavie a toujours eu la cote. Paysages grandioses prompts à titiller l'imaginaire, gros passif historique, solide cinégénie de la mythologie viking... Du coriace Les Vikings de Richard Fleischer au mésestimé Le 13ème Guerrier de John McTiernan, du somptueux Valhalla Rising de NWR aux séries addictives Game of Thrones et Vikings, le décorum rêche et martial du grand nord compose une scénographie rêvée.

Fraichement dispo en direct-to-video, The Last King en est un nouvel exemple. Mieux, le film nous vient directement de Norvège, un peu comme si les Scandinaves débarquaient pour réclamer leur dû. Inspiré d'un fait historique avéré (et situé un peu après l'ère viking), le scénario de The Last King semble vouloir faire la fusion entre la reconstitution d'époque, le drame shakespearien (avec force trahisons fratricides et quête de pouvoir) et le « survival movie » au coeur d'une nature hostile. La production s'avère particulièrement léchée, les combats au corps-à-corps dégagent une intensité palpable. C'est enlevé, vif, dépaysant. A défaut de laisser une véritable empreinte.

 

hache à deux lames


La faute à enchainement trop illustratif et un déséquilibre certain dans le traitement et le déroulement des séquences. Les scènes de cour, pour la plupart en intérieurs, nous paraissent bien fades, statiques et carrément verbeuses. En revanche, les scènes d'extérieurs dégagent une opulence et un souffle tout chevaleresque. Il faut dire que les panoramas offerts par la Norvège sont tous plus dingues les uns que les autres. A tel point que le spectateur a parfois l'impression de visionner un spot publicitaire vantant les merveilles naturelles du cru : des forteresses en rondins aux denses forêts de conifères en passant par les incroyables aurores boréales, le dépliant touristique envoie du bois. Et avouons-le, ça fonctionne plutôt pas mal. Confiée à un certain Nils Gaup (nominé il y a tout juste trente ans à l'Oscar du meilleur film étranger avec Le Passeur), la réalisation s'avère fluide, efficace et plutôt élégante. Le montage ultra-dynamique saisit fougeusement les corps en mouvement et les volées de tirs d'arbalètes. Le film évoque une longue fuite effrénée, déroulant ses morceaux de bravoure au pas de course. Certains épisodes ont vraiment de la gueule, notamment une redoutable poursuite à ski (oui, oui, à ski !) ou cette brutale lutte à mort dans la poudreuse. Les comédiens aussi ont plutôt belle allure. Mention spéciale au rugueux Kristofer Hivju, croisé dans le remake de The Thing, Game of Thrones (où il campe Tormund Fléau-d'Ogres), le récent Fast and Furious 8 et prochainement à l'affiche du Justice League de Zack Snyder. Bref, bien qu'anecdotique, la réussite de The Last King est réelle. Digne, incarné, pas vantard pour un sou, le long-métrage glorifie discrètement le sens de l'honneur ainsi que les valeurs de courage et d'héroïsme, d'entraide et de ténacité. On valide, par Odin !

Gabriel Repettati






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Image :
Metropolitan livre une copie parfaite. La HD rend hommage à la majesté des paysages scandinaves. Le piqué et les contrastes sont saisissants de précision, la profondeur de champ impressionne et la colorimétrie est redoutablement échelonnée (avec une utilisation assez stylée des filtres bleutés). On appréciera tout particulièrement les séquences à ski, défilant à toute blinde avec une maestria certaine.

 


Son :
Là-aussi, l'éditeur sort la grosse artillerie. En français comme en norvégien, le son mixé en DTS HD Master Audio 5.1 est puissamment déployé et accompagne comme il se doit cette tonitruante escapade chevaleresque.

 


Interactivité :

Le néant, excepté un clip musical dispensable dans lequel une naïade blonde abuse de trémolos elfiques au coeur d'une forêt enneigée. Un tour de force vocal que seuls les aficionados du concours Eurovision sauront apprécier à sa juste valeur.

Liste des bonus : Clip musical, bande-annonce.

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