LE COMTE DE MONTE CRISTO
The Count of Monte Cristo - Etats-Unis - 1934
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Genre : Aventure
Réalisateur : Rowland V. Lee
Musique : Alfred Newman
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais mono
Sous-titre : Français
Durée : 113 minutes
Distributeur : Rimini Editions
Date de sortie : 2 mai 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Le Comte de Monte Cristo »
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LE PITCH
Dénoncé comme conspirateur bonapartiste, Edmond Dantes est enfermé dans le sinistre Château d’If. Le croyant mort, sa fiancée Mercedes se résout à épouser son rival. Au bout de 14 ans, il parvient à s’évader et revient assouvir sa vengeance sous une nouvelle identité : le Comte de Monte Cristo.
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à froid

Parfois éclipsée par les adaptations avec Pierre Richard-Willem ou Jean Marais, la version de 1934 du célèbre roman d'Alexandre Dumas est pourtant choyée par les amateurs comme l'une des plus réussies, citée même dans Minority Report et V pour Vendetta. Jolis soutients non ? 

Pourtant à la base, ce long métrage n'a pas forcément la place la plus facile, développé par l'entreprise relativement modeste (par rapport aux grosses firmes de l'époque, s'entend) d'Edward Small (Le Dernier des mohicans, L'Homme au masque de fer), et ne s'octroyant qu'une durée classique pour résumer la fresque de presque 1000 pages. Pourtant, comme par miracle, tout semble fonctionner dans ce Comte de Monte Cristo, et ce même si l'excellent scénariste Philipe Dunne (Qu'elle était verte ma vallée, La Tunique) prend de grandes libertés dans ses coupes et ses réorganisations de l'histoire, quitte justement à mettre en avant parfois les aspects très mélodramatiques de la romance entre Dantes et Mercedes, et manquer d'un soupçon d'aventure, passant très brièvement sur l'épisode de piraterie ou les duels au sabre. Le film va souvent à l'essentiel, mais le fait avec une vraie élégance, offrant au discret Rowland V. Lee - dont on se souviendra essentiellement pour un joli Fils de Frankenstein tourné dans l'ombre de James Whale - l'une de ses plus belles prouesses.

 

à chaud


Les cadres sont fignolés avec soin, les décors ne respirent par le réalisme mais l'évocation romanesque, et certaines séquences se voient même rehaussées par de petites idées de scénographie, à l'instar de ce banc de l'accusé que l'avocat fait glisser devant les jurés. Mais inévitablement, ce qui restera définitivement dans les mémoires des spectateurs, restera l'excellence de l'interprétation générale. Jamais théâtrale mais toujours dynamique et en verve, la direction d'acteur offre un rôle à la hauteur du grand Robert Donat (Les 39 marches pour Hitchcock) dont c'est là le seul film américain. Habile dans son incarnation des deux identités de la figure vengeresse, à la fois noble, froid et d'une violence contenue... Il se ferait pourtant presque voler la vedette par une éblouissante Elissa Landi (Le Signe de la croix), grande tragédienne dont le portrait de femme, victime indirecte de l'enfermement de Dantes, éblouit par des subtilités excessivement modernes dans les intentions. Une vraie somme de talent qui vient célébrer avec panache un grand classique de la littérature, ici parfois polie par les méthodes hollywoodiennes, mais qui ne perd à aucun moment de son souffle héroïque, modèle absolu du récit de vengeance, ici bien plus palpitant que la plupart des dernières tentatives en date... Oui, on parle bien du laborieux téléfilm de Josée Dayan avec Gérard Depardieu.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Produit en dehors d'un grand studio hollywoodien, ce Comte de Monte Cristo n'a pu profiter ni de la préservation réservée aux catalogues de la Warner ou Universal (entre autres) ni des mêmes effets de restauration au cours du temps. Le film est sorti à plusieurs occasions en DVD dans le monde avec le plus souvent un résultat assez discutable, révélant une copie très fatiguée. La galette de Rimini Edition s'avère alors finalement une assez bonne surprise comme le montre d'ailleurs la très courte featurette faisant les comparatifs avant / après. Le grain totalement éclaté et neigeux (voir tempétueux) a été franchement atténué, les contrastes tiennent la route et le piqué ne subit pas trop les aléas des retouches numériques. Joli pour un film de cet acabit, même si quelques plans n'ont pu être totalement sauvé et laissent encore apparaitre quelques instabilités ou de grosses griffures.

 


Son :
Un peu dommage que l'éditeur n'ait pas réussi à retrouver le doublage français d'époque, mais comme de toute façon nous sommes des cinéphiles la version anglaise nous va très bien. Quasiment très peu de perditions ou de fluctuations à noter sur la piste mono qui a manifestement elle aussi connue un petit rafraichissement.

Liste des bonus : La restauration (2').

 
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