RESIDENT EVIL: CHAPITRE FINAL
Resident Evil : The Final Chapter - Allemagne / Etats-Unis / Australie / Canada / France - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Resident Evil: Chapitre final »
Réalisateur : Paul W. S. Anderson
Musique : Paul Haslinger
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 7.1
Sous-titre : Français
Durée : 106 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 25 mai 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Resident Evil: Chapitre final »
portoflio
LE PITCH
Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a commencé : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses dernières forces pour mener l’assaut final contre les survivants de l’apocalypse.
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Morts-vivants

Qui aurait pu prédire devant un premier Resident Evil, au demeurant assez sympathique par certaines séquences, que quatorze ans après, les cabrioles d'Alice continueraient de monopoliser une saga qui, rappelons-le, failli être shootée par George A. Romero ? Retour sur terre avec une ultime (on nous le promet) zèderie post-Matrix... post-beaucoup de choses en fait.

Comme le temps passe vite ! Tout juste le temps de se retourner que Paul W.S. Anderson a eu le temps de tourner, écrire et/ou produire un sixième opus de sa série des Resident Evil... Que l'on trouvait déjà difficilement supportable au premier degré depuis le second. D'ailleurs la question de la cible d'une telle production se pose sérieusement. Les fans du jeu vidéo, échaudés par le traitement insultant réservé aux créatures et personnages de Capcom sont depuis longtemps passé à autre chose, alors que les gros bourrins amateurs de galipettes explosives préfèrent se vautrer dans les épuisants Fast & Furious. Non vraiment, de film en film il paraît plus qu'évident que les Resident Evil sont désormais entièrement dévoués au réalisateur et à sa très chère femme, Milla Jovovich, ex-star des 90's avec le carton Le Cinquième élément, terriblement has-been depuis. Sans doute pour s'offrir une nouvelle piscine, agrandir la maison, financer les vacances sur une île privatisée, voici donc Resident Evil Chapitre Final qui a au moins le mérite devenir conclure le calvaire.

 

à la rue


Définitivement en roue libre depuis des années, la saga tente donc ici de raccrocher les wagons avec autant d'élégance et de logique que les camarades Paranormal Activity ou Saw, rappelant des personnages que l'on croyait enterrés (Claire Redfield, encore), s'intéressant à des questions oubliées depuis belles lurettes (est-ce la vraie Alice ou un clone ?) et surtout jouant la carte du retour aux sources avec le décorum d'un Racoon City ravagé. Flashback, révélations incessantes, twist inutiles et maladroits, le script enchaine ce qu'il pense être des preuves d'intelligence avec une crétinerie confondante. D'autant plus gênant quand après nous avoir mis en garde contre la science déréglée dans Rétribution, Chapitre final (quel titre !) se lance dans une dénonciation engagée du capitalisme et nous met en garde contre le réchauffement climatique et les vilains fondamentalistes terroristes... tout ça dans la même phrase ! Là clairement, Anderson est définitivement perdu dans les limbes du nanar sidéral, moins subtile encore qu'un post-apo italien des années 80. La preuve d'ailleurs avec sa mise en scène, autrefois efficace voir spectaculaire (remember Event Horizon, Mortal Kombat, Soldier ?), elle sombre ici dans une succession de scènes d'action décérébrées, enquillées sans logique et massacrées par un montage épileptique qui brule les yeux. Hésitant entre la photographie crépusculaire et cendreuses et les lumières aux néons du premier métrage, Resident Evil Chapitre final, est le plus souvent assez incompréhensible, traversé de personnages hystériques et de zombies galopants aux reflets de synthèses, et devient terriblement embarrassant lorsqu'Anderson n'arrive plus à cacher ses petites jalousies : The Walking Dead, World War Z, Mad Max Fury Road... Quatorze ans, et déjà plus de dents.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Pus que jamais, il faut savoir dissocier ici les choix esthétiques douteux du film et le traitement technique que lui réserve l'éditeur. Clairement, l'un est horrible et sans goût, l'autre est ultra-pro, pointu et performant. Le film a été capturé directement sous format digital en 4K et cela se voit tant les détails sont astronomiques à l'écran, la profondeur souvent impressionnante et le rendu des contrastes tranchants. Un tel souci du détail a bien entendu un prix : régulièrement les créations moches en images de synthèses jurent terriblement avec le reste du spectacle.

 


Son :
Avec sa délicatesse désormais légendaire, Anderson aime en balancer plein les mirettes et tout autant dans les esgourdes. Après le 4K qui pète voici donc le DTS HD Master Audio 7.1 qui défonce l'installation. Ultra-dynamique, ultra-puissant, le spectacle sonore est contant, parfois un poil artificiel, souvent tout en force, mais correspond parfaitement à ce qui se passe à l'image et peut même surprendre par quelques effets plus subtiles et fluides. Très efficace.

 


Interactivité :
Pluie de featurettes en tous genres sur la galette de Metropolitan qui n'a pas gardé le mode PiP de l'édition américaine avec Mr & Mme Anderson qui racontent leurs souvenirs de vacances. Reste donc des items sur le tournage, les effets spéciaux, la série, les acteurs et les personnages. Bien entendu tout le monde est extrêmement heureux de tourner dans un tel chef d'œuvre. Quelques petites images des coulisses sont disséminées avec parcimonie, tandis que le teaser annonçant le film en image de synthèse Vendetta, intégré dans la chronologie des jeux vidéos en l'occurrence, se révèlerait presque aguicheur en comparaison.

Liste des bonus : Cascades et armes (09'), Explorer le Hive (04'), Les femmes de Resident Evil (06'), Diriger le chapitre final (05'), Rola dans le rôle de Cobalt (03'), De saints à pécheurs (09'), Du scénario à l'écran (10'), Resident Evil : Vendetta (04'), Les bandes-annonces.

 
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