LE CERCLE: RINGS
Rings - Etats-Unis - 2017
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Le Cercle: Rings »
Genre : Horreur
Réalisateur : F. Javier Gutiérrez
Musique : Matthew Margeson
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS HD Master Audio 7.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 français, allemand…
Sous-titre : Français, anglais, allemand…
Durée : 102 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 6 juin 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Le Cercle: Rings »
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LE PITCH
Un professeur d’Université achète un magnétoscope dans une brocante et y trouve la fameuse cassette démoniaque, censée tuer celui qui la regarde au bout de 7 jours. Il décide alors d’entraîner deux de ses étudiants dans une dangereuse enquête, pour découvrir les origines de Samara, la jeune fille du puit. Lorsque malgré eux, la vidéo se retrouve sur Internet et devient virale, ils doivent absolument trouver un moyen de briser la chaîne, avant que la planète entière ne subisse ...
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Immunodéficience

Troisième opus d'une trilogie que l'on n'attendait pas. Suite tardive de remakes inégaux sortis au début des années 2000. Etrange suite / reboot hérité d'un classique de la terreur japonaise et d'une série de bouquins traumatisants, voici donc Rings, rejeton maladif d'une malédiction qui savait autrefois faire froid dans le dos.

D'ailleurs, les plus attentifs sentaient venir l'accident industriel après les multiples remaniements (alors reboot ou suite ?), les reports de sortie et une promotion qui jouera la carte du minimum syndical. Il faut reconnaitre que l'objet est difficilement vendable tant les jeunes spectateurs avides d'horreur ne sont pas forcément au fait des anciennes moutures, alors que pour ceux qui ont déjà expérimenté la jolie reprise US de Gore Verbinski et surtout les traumatisants Ringu de Hideo Nakata, les attentes sont forcément énorme. Etrange alors de confier le bébé à un cinéaste disparu des radars depuis dix ans (un Before the Fall et au dodo) et surtout de couper court à toutes évocations de la mémoire des films précédents... Quitte à se jeter sauvagement dans la faute de goût et l'écart de style dès une ouverture grandiloquente qui oublie que ce qui faisait peur dans Ring était la contamination d'un monde réel, quotidien, crédible et personnel. Rings préfère marquer le coup par une séquence catastrophe dans un avion, avec piratage collectif des écrans et crash lamentable, sans aucun sens du spectaculaire ni de la tension bien entendu.

 

le vrai monde il va chez le coiffeur


Comme une note d'attention car par la suite Rings ne va cesser de se perdre de scène en scène, tentant de séduire les post-ados avec un casting peu présent (mais pourquoi Alex Roe passe sont temps torse nu ?), de pomper timidement l'excellent It Follows avant de réaliser l'impasse dans lequel le film se dirige, bifurquant alors vers une énième quête des origines de la malédiction... Avec le passé tragique de la pauvre moman de Samara à la clef cette fois-ci. Le scénario, totalement éclaté, illogique et raccommodé de partout, ne permet jamais à l'affaire de décoller, de surprendre ou d'entrainer finalement la « licence » vers des frontières inattendues. Sans relief, parsemé de jump-scare prévisibles, de visions cauchemardesque empruntées au très esthétique film de Verbinski (du coup les meilleurs passages), Rings relève légèrement l'attention lorsqu'apparait le colossal Vincent D'Onofrio pour annoncer un twist visible à des kilomètres, où lorsqu'on redécouvre que le marrant Leonard de The Big Bang Theory, Johnny Galecki, peut être un bon acteur même avec un mauvais personnage.

Terriblement dommage tout cela, surtout qu'à une époque où les écrans sont omniprésents dans nos société, il y avait largement de quoi faire dans l'exploration d'une contamination globale et insidieuse. Pour les curieux, le romancier Koji Suzuki, visionnaire, en avait déjà fait l'argument d'un ambitieux La Boucle, seconde suite du livre Ring, traduit en France chez Pocket.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Au moins techniquement le Bluray de Rings n'a rien à se reprocher. Même si la direction photo semble partir dans toutes les directions à la fois, passant d'une chronique adolescente chaleureuse à une exploration urbaine bleutée jusqu'à la visite inutile d'un village automnale, l'ensemble est extrêmement bien porté par le master HD, constamment bien tenu, précis et contrasté.

 


Son :
Là encore, c'est tellement dommage d'installer un DTS HD Master Audio 7.1 aussi vif, clair, dynamique et puissant pour finalement ne jamais distiller de réelles sensations autre qu'un gros boum sur les enceintes arrière. Le potentiel est là, offert clé en main, mais Rings n'ayant pas grand-chose à raconter autre que des vilaines cigales vengeresses, le mixage brasse de l'air.

 


Interactivité :
On le sait, la production de Rings semble avoir été peu aisée, avec quelques remontages de dernières minutes et les changements de direction constants dans la production. De tout cela on n'en trouvera aucune trace dans les featurettes joviales disposées sur le bluray. On discute tradition d'une saga qu'on nous vend comme culte (ne parlez surtout pas des films japonais d'ailleurs...), retour d'une Samara utilisée comme un gimmick et utilisation novatrice des nouvelles technologies. Seul Johnny Galecki semble conscient de la catastrophe, presque absent dans ses réponses, le regard fuyant. On cherche donc quelques indices d'un film autre dans la longue série de scènes coupées (18 minutes tout de même) avant de réaliser que ces dernières ne font essentiellement qu'étoffer les élans romantiques du film...

Liste des bonus : La boucle de la terreur est bouclée (12'), Ressusciter les morts : ramener Samara à la vie (9'), Scènes coupées, alternatives et versions longues (18'), Scènes effrayantes (6').

 
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