LA TRILOGIE NINJA
Enter the Ninja / Ninja II / Ninja III : The Domination - Etats-Unis - 1981/1983/1984
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Action
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 282 minutes
Distributeur : ESC Distributions
Date de sortie : 28 mars 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « La Trilogie Ninja  »
portoflio
LE PITCH
Ancien militaire américain, Guerrier japonais repenti, Prof de fitness envoutée…trois héros, trois histoires qui verront les ninjas sortir de l’ombre pour appliquer leur justice expéditive.
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les 3 ninjas contre-attaquent !

Bien connus pour leurs talents de business men plutôt que de grands producteurs, doublés d'un opportunisme lourd et agressif, le duo Menahem Golan et Yoram Globus, fondateurs de la « mythique » Cannon, se devaient bien d'envahir le cinéma d'action au début des années 80 en surfant sur la vague du cinéma d'action asiatique. Selon leur formule bien connue consistant à prendre un thème et à en faire un peu n'importe quoi, les Ninjas de la Cannon arrivaient sur les écrans les pieds dans le plat.

Comme nous l'a appris le chef d'oeuvre Kickboxer, cela veut dire « le guerrier blanc » en thaïlan-dais. Vu que nous parlons de guerriers japonais, il n'y a aucun rapport. C'est en suivant ce raisonnement que Menahem Golan décide d'attribuer le rôle principal à Franco Nero, le légendaire Django. Loin d'être un saumon agile, Nero est doublé dans toutes ses scènes d'action « ninja ». Cet ancien militaire, ayant échoué au japon à la fin de la guerre de Corée a trouvé la paix intérieur en devenant ninja et en respectant leur code d'honneur. Un code d'honneur qui ne l'empêche pas de séduire la femme de son meilleur ami, alors en proie à des promoteurs avides voulant lui racheter son terrain. Nero use de son fameux regard et en fait des tonnes, ce qui lui permet tout de même d'être le meilleur interprète du film. Ou presque. Son ennemi juré, interprété par Sho Kosugi, est un véritable artiste martial qui tape dans l'oeil de Golan. La saga est lancée.

 

san golan


Ni Nero, mais avec Sam Firstenberg derrière la caméra. Ninja repenti et reconverti dans l'import-export de poupées (oui, le pôle emploi des ninjas est aussi doué que le notre), Osaki (Sho Kosugi) vient en Amérique pour y trouver la paix, accompagné de son fils et de sa mère. Ayant fuit le massacre de tout le reste de sa famille, il compte bien ne jamais ressortir sabre et shurikens. C'est sans compter sur un associé véreux, trafiquant d'héroïne et un deal qui tourne mal avec la mafia italienne locale. Firstenberg accumule tous les clichés des mauvais films et séries des 80's : La bombasse blonde potiche, les racailles habillées comme dans Street of Rage, l'enfant qui arrive à tenir tête à un méchant qui a tout de même tué plus de 30 personnes... Très mal rythmé et mal joué, le film n'apporte pas plus d'action qu'un épisode généreux de l'Agence tout risque, le sang en plus. On pourrait croire que la Cannon décide d'arrêter les frais dès ce second épisode. Ce serait mal les connaitre.

 

ninja spirit


Firstenberg rempile et a peut être la seule bonne idée de toute la trilogie : quitte à faire n'importe quoi, autant y aller à coeur joie. Sentant que le vent tourne, et que les ninjas appartiennent déjà au passé, délaissés pour les robots tueurs venant du futur et autres forces maléfiques venant de l'espace, Ninja III prend la saga à contre-pied. Kosugi, affublé d'un cache oeil en forme de garde de sabre (référence à Yagyu Jubei, une des légendes Ninja sous l'ère des Tokugawa) perd le premier rôle au profit de la jolie Lucinda Dickey, castée parce qu'elle a déjà joué pour Firstenberg dans Electric Boogaloo (mais qui sortira plus tard). Dickey, coiffée comme Sarah Connor, prof de fitness et électricienne (Kamoulox !), assiste au décès d'un ninja tué par la police. L'esprit de ce dernier prend alors possession d'elle. Ce n'est qu'après une succession de scènes ridicules (Poltergeist avait une télé possédée, Ninja III s'offre... une borne d'arcade) et de tournages en rond qu'elle prend conscience de son état et decide de passer à l'action. Le film se prend constamment les pieds dans le tapis mais possède au moins le mérite de proposer autre chose que les histoires sans envergures de Golan. Les clichés sont toujours présents, les racailles toujours habillées par le même styliste que Beebop et Rocksteady, les blondes toujours potiches et les flics tout droits sortis d'un épisode de Hooker.

Le seul à tirer son épingle du jeu reste encore Sho Kosugi, qui se verra coller à vie cette étiquette de ninja, et dont le zénith de sa carrière restera d'avoir interprété, en motion capture, Rikimaru dans le jeu playstation Tenchu (1998), qui était pour le coup un vrai ninja !

François Rey








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Image :
Malgré les défauts inhérents à l'esbroufe et à la capacité à ne pas mettre la main au portefeuille de Globus & Golan (comprendre : on veut t'en mettre plein la vue, mais sans dépenser le moindre centime), l'image de chacun des films s'en tire avec les honneurs. Certes la faible remasterisation est trahie par des couleurs plutôt ternes, des noirs faiblards et fourmillants, une profondeur de champs aux abonnés absents mais on est bien loin du scandale potentiel. Ninja III reste le plus abimé par le temps, les effets spéciaux 80's ayant mal vécu le passage des années (quoique l'on puisse affirmer qu'ils étaient datés dès le WE de la sortie).

 


Son :
Un Dolby Digital 2.0 qui fait le job. On reprochera à l'ensemble de la trilogie son mauvais goût pour les effets sonores lors des scènes d'action ainsi qu'un mixage traité avec beaucoup trop de super-ficialité, montant le volume lors desdites scènes de combat. Pour la musique, on reste sur du totalement oubliable, principalement lors du troisième film, décidément le mauvais élève, cumulant les scènes pop 80's clipées et tentant de faire passer chaque scènes de fitness (oui, oui) pour Flashdance.

 


Interactivité :
ECS a tenu à accompagner cette trilogie d'un documentaire. Présenté par Nico Prat, chaque section de ce celui-ci revient sur les différents aspects de la vague ninja 80's et de son exploitation par la Cannon. On survole tout de même le phénomène et l'on préférera le rapide chapitre qui lui était consacré dans le documentaire Electric Boogaloo. Bonus totalement dispensable mais sympathique, une saga de courts-métrages amateurs, dont l'un se déroulant à Paris, ridiculisant parfois le film se trouvant sur la même galette.

Liste des bonus : Les origines de la vague 80's (9'44), Sam Firstenberg, la signature Cannon (8'56), L'hérésie et la fin d'un genre (7'17), Présentation de la trilogie Ninja (0'50), Ninja Eliminator (3'49), Ninja Eliminator II : La quête du cristal magique (5'37), Ninja Eliminator III : Le gardien du médaillon ((4'17), Ninja Eliminator IV : The French Connection (8'14).

 
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