INFERNO (2016)
Etats-Unis - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
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Réalisateur : Ron Howard
Musique : Hans Zimmer
Image : 1.85 16/9
Son : Dolby Digital Atmos 7.1 Anglais, DTS HD Master Audio 5.1 Français, Allemand, Espagnol…
Sous-titre : Français, Anglais, allemand…
Durée : 121 minutes
Distributeur : Sony
Date de sortie : 15 mars 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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portoflio
LE PITCH
Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…
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L'enfer de brown

200 millions. Ce chiffre qui donne le tournis. C'est le nombre d'exemplaires vendus par Dan Brown des aventures de Robert Langdon. Si ce nom ne vous dit rien, le raz de marée littéraire et polémique de 2003 Da Vinci Code doit vous dire quelque chose. Inferno est après Da Vinci Code et Anges et Démons la troisième adaptation de ce personnage au cinéma (mais quatrième roman puisque Le Symbole perdu n'a pas encore était adapté).

Hollywood ne pouvait que céder aux sirènes d'un box office mirobolant en les adaptant. Sony confia la mission à Ron Howard. Solide artisan de films grands publics (Cocoon, Willow, Le Grinch), et respectable puisque lauréat d'un oscar pour un Homme D'exception. Après sa fructueuse épopée spatiale d'Appolo 13, le réalisateur retrouve Tom Hanks alors au sommet de sa notoriété. Tout est calculé pour faire frétiller les entrées qui explosèrent effectivement. Malheureusement et comme souvent, aussi mirobolant que peuvent être les chiffres, le succès n'est pas forcement un gage de qualité. Da Vinci Code en est un bel exemple. Comme l'appel du billet vert est toujours le plus fort, la suite sort sur les écrans trois ans plus tard avec néanmoins beaucoup moins de succès. Le temps passant, les étoiles ont tendances à perdre de leur éclat. Ron Howard doit absolument redorer son blason de bête à box-office. Même s'il continue à faire des films ambitieux comme sa version personnelle de Moby Dick, Au cœur de l'océan, il n'est plus bankable. Alors lorsqu'Hollywood dans son univers impitoyable, lui propose de réaliser un troisième volet aux aventures de Robert Langdon en compagnie de Tom Hanks, il ne se fait pas prier.

 

jamais deux sans trois


Ainsi débarque un film que personne n'attendait. Le pitch n'est pas sans rappeler celui de l'excellente série de la BBC Utopia : le monde courant à sa perte à cause de la surpopulation, un scientifique s'apprête à propager un virus capable d'éradiquer la moitié de la population mondiale. Et c'est parti pour un jeu de piste à travers le monde pour empêcher cette terrible épidémie. Voulant démarrer sur les chapeaux de roues, nous plongeant au cœur de l'action caméra épaule et montage saccadé aidant, Ron Howard en oublie ses personnages. Traversant le film sans aucune implication, les acteurs ont l'air de s'ennuyer autant que le spectateur. Même si Tom Hanks peut encore faire parler de lui avec des films comme Sully, jamais nous n'aurions pu croire que Felicity Jones porterait un film comme Rogue One après celui là. Les acteurs sont caricaturés (mention spéciale pour la pauvre Ana Ularu dans un rôle digne d'une Terminatrix). Le film nous fait voyager à travers le monde, enchainant les images d'Epinal. L'action elle, nous gratifie de rebondissements dignes d'un Scooby Doo.

Difficile de voir un réalisateur ramer. La mise en scène se veut jeune mais l'impression de regarder un film tourné par un cinéaste vieillissant en charentaises et sans inspiration est constante. Inferno diffuse plus souvent l'impression d'être devant un téléfilm que devant un authentique blockbuster. Comme tout est une affaire de gros sous, le dernier mot va au roi Box-office puisque la licence ne fait que s'enfoncer. Après les presque 300 millions de recettes US du premier et les 160 du second, Inferno n'engrangera que 35 petits millions. Les chiffres ont parlé, les spectateurs ont boudé. Espérons maintenant que les studios ne nous remettent pas le couvert pour le quatrième tome dans dix ans.

Cédric Lemaire








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Image :
L'avantage avec les blu-ray de Sony c'est que la qualité technique est là. Si le film ne brille pas par son coté artistique, il se rattrape sur le rendu de visuel. Profitant des pérégrinations de son interprète au cœur de bâtiments historiques, l'image offre un piqué très net et sans bruit, joue fermement sur les contrastes et installe une profondeur picturale indéniable.

 


Son :
Idem que pour l'image. En Dolby Atmos 7.1 pour la VO, le travail est soigné. Les scènes d'action sont bien travaillées et en deviendraient presque dynmaique, amples. Les séquences cauchemardesques du héros trouvent un écho que la bande sonore sait amplifier. Une fois n'est pas coutume, la version française ne démérite pas non plus, et ce même si son transfert n'est qu'en 5.1.

 


Interactivité :
Fournie, elle aborde complaisamment les sujets sur les principaux personnages et acteurs qui ont l'air de passer des vacances dans les différents pays et lieux de tournage. Au moins , eux ont réussi à profiter de l'expérience... De nombreuses scènes coupées ou rallongées dispensables complètent le programme.

Liste des bonus : Scenes coupées ou rallongées 27', Vision d'enfer 5', Inferno autours du monde 13', un regard sur Langdon 6',Voici Sienna brooks 5',le méchant milliardaire : Bertrand Zobrist 5', Ron Howard : journal d'un réalisateur 10',films annonces 2',21'

 
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