MOONWALKER
USA - 1988
Image plateforme « DVD »
Image de « Moonwalker »
Musique : Michael Jackson
Image : 1.33 4/3
Son : Français et anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titre : Français, anglais…
Date de sortie : 1 novembre 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Moonwalker »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Le truand Mr Big, symbole du mal, rêve de soumettre le monde en enchaînant la jeunesse à la drogue. Fort heureusement, Michael est là pour combattre cet odieux personnage.
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Far Far away

Difficile ici de croire à un hasard du calendrier tant la sortie du présent DVD était attendue en France (et aux USA) depuis des années, alors que les voisins belges le lâchaient déjà pour quelques piécettes. Film culte ou immense nanar, en tout cas Moonwalker est un incontournable pour les fans de Michael.

Et on peut dire que Michael n'a jamais rien fait comme les autres. Alors que son (faux) concurrent, Prince, s'évertuait à construire des longs-métrages classiques (mais foireux), lui a conçu sa Big Production (diffusée en salles uniquement en Europe) comme un patchwork de clips, de chansons Live et de courts-métrages. Le film débute ainsi sur une rétrospective d'une vingtaine de minutes usant d'images d'archives et de courts extraits de clips pour retracer les débuts du King of Pop jusqu'à la sortie de l'album Bad. Une petite mise en scène avec effets spéciaux inédits et petites animations image par image fait passer la pilule. Mais le long métrage ne démarre réellement qu'avec une parodie du clip Bad (Badder), interprétée par une bande de « petits culs » adorables mimant les mouvements des danseurs et leurs attitudes. S'ensuit une course poursuite dans les studios de la Warner, puis en pleine rue avec le chanteur métamorphosé en lapin de pâte à modeler, puis l'intégralité du clip « Leave Me Alone ». Le tout s'enchaîne sans forcément de réels efforts narratifs, mais avec une certaine énergie et profite d'animations plutôt emballantes.

the good and the bad

Enfin, dernière et plus grande partie, Moonwalk montre l'affrontement entre Michael (désormais super-héros) et un méchant trafiquant de drogue (Joe Pesci). Un passage un peu mou du genou pour le coup, mais qui permet tout de même d'apprécier une version longue de Smooth Criminal et un combat titanesque entre un mécha-Michael et une armée de mercenaires aux allures fascistes. Un melting-pot improbable, bordélique à souhait, parsemé autant d'images parfaitement cul-cul (Michael joue avec des enfants dans la prairie verdoyante) que de vrais grands moments de folie qui rappellent qu'à cette époque, l'eternel jeune homme était constamment à l'avant-garde de la musique et de sa représentation. Trois réalisateurs (dont deux uniquement pour les segments Smooth Criminal et Speed Demon) ont beau être crédités au générique, inutile de préciser que le seul chef d'orchestre ici est Michael lui-même, oubliant méchamment le language cinématographique pour se concentrer sur une multitude d'idées visuelles entièrement vouées à sa gloire. Tout cela sent l'excès de mégalomanie à outrance, mais le spectacle dans son intégralité est la meilleure ouverture vers son monde imaginaire, et donc un grand moment de musique et de danse. De là à parler de cinéma...
Nathanaël Bouton-Drouard




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Image:
On aurait pu penser que l'aura de Michael Jackson se redorant post-mortem, la Warner en aurait profité pour nettoyer le master d'origine et lâcher sur le marché une version Blu-Ray... Bien sûr il n'en est rien. Et le DVD affiche toujours les mêmes soucis de stabilité et les apparitions régulières de petites taches et de grain disgracieux. Heureusement, on est tout de même loin de la VHS d'antan : les couleurs sont plutôt agréables, le piqué honorable et la compression tient la route.

 

Son :
On oubliera poliment une version française totalement hors-propos pour se retrancher sur la version originale et la petite voix aigue de Bambi. Remasterisée en Dolby Digital, la piste reste tout de même en stéréo (pas étonnant pour un ex direct-to-vidéo) sans vraiment de grandes alternances entre les sources latérales. Propre, clair mais très frontal.

 

Interactivité :
Encore une fois, on ne comprend pas comment l'éditeur a pu se contenter de sortir un tel programme sans s'efforcer d'en profiter pour enregistrer (ou récupérer) documentaires et autres interviews pour accompagner le film. Rien d'autre ici que la bande annonce. C'est peu pour expliciter le bordel qui envahit l'écran.

 

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