MERANTAU
Indonésie - 2009
Image plateforme « DVD »
Image de « Merantau »
Genre : Action
Réalisateur : Gareth Evans
Image : 1.85 16/9
Son : Indonésien et François Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 107 minutes
Distributeur : WE prod
Date de sortie : 22 septembre 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Merantau »
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site officiel
LE PITCH
Dans un village indonésien vit un jeune combattant, Yuda, rompu à l’art martial du Silat. Pour compléter sa formation, il doit accomplir son «Merantau», un rite de passage à l’âge de guerrier adulte. Il est par conséquent envoyé à la fourmillante capitale du pays, Jakarta, où il devra se faire un nom.
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Energie intérieure

Après le Kung-fu, le karaté ou le muay thai, c'est au tour du silat (ou plutôt une version extrêmement simplifiée) en provenance d'Indonésie de tenter sa chance au cinéma. La compétition est difficile. Le petit challenger peut-il se tailler la part du dragon ?

 

Après la Thaïlande et l'explosif Ong Bak, c'est au tour de l'Indonésie de vouloir s'imposer sur les nouvelles terres du cinéma d'arts martiaux. Pour cela, la méthode est éprouvée : faire sortir de l'anonymat un jeune combattant plein d'avenir, exposer un art martial local méconnu, éprouver les techniques et opposer au héros dans les dernières minutes un de ces étrangers blancs sadiques (ici proxénètes) pratiquant le kick-boxing. En gros sur le papier, aucune surprise, Merantau reprend à son compte et sans honte la forme du récit initiatique dans lequel un jeune homme quitte son village natal pour découvrir la cruauté de la « grande ville ». Caricatural forcément, le passage du paradis perdu à la grande Babylone déchu est plus que surligné tandis que le héros ira jusqu'à se sacrifier pour que la belle prostituée retrouve le chemin de sa terre. Le cinéma d'arts martiaux n'est pas forcément connu pour ses subtilités, surtout lorsque c'est un occidental (en l'occurence Gareth Evans, auteur d'un Footsteps de mauvaise réputation) qui mène la barque. Ceci explique sans doute qu'à l'image du classique Opération Dragon (Bruce Lee filmé par Robert Clouse), les cadrages ratent régulièrement les mouvements de jambes, ou laissent se succéder inlassablement les mêmes changements d'axes.

 

Apprentissage

 

Pas franchement dynamique, cette mise en scène presque télévisuelle appesantit clairement les prouesses physiques des différents cascadeurs, ne soutenant pas assez visuellement certaines cascades particulièrement dangereuses. Voulant ancrer le long-métrage dans un décorum assez réaliste (voir l'utilisation de l'éclairage, l'illustration des bas quartiers), Merantau oublie malheureusement que la beauté des arts martiaux asiatiques repose sur l'ampleur des mouvements et leurs valeurs chorégraphiques davantage que sur la violence des coups portés. Loin de la révolution annoncée et souffrant en sus d'un manque de charisme évident de la part d'Iko Uwais, en dehors de ses capacités physiques, l'essai n'est tout de même pas désagréable en soi. La noirceur imposée aux évènements et aux personnages, quelques passages plus musclés et surtout une course poursuite finale enchaînant les bastons dans les couloirs d'un hôtel, une cabine d'ascenseur et un port de marchandises font preuve d'une efficacité imparable.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Les lumières éclatantes de la cité indonésienne trouvent un bel écrin avec ce master extrêmement propre affichant une colorimétrie vive et soutenue. Les contrastes sont bien dessinés et le piqué apporte un bon niveau de détail. Seule la compression semble décrocher dans les arrières-plans, mais rien d'embarrassant.

 

Son :
Pas de jaloux avec du Dolby Digital 5.1 en français et indonésien. Forcément la version doublée souffre du remplissage et du décalage habituel, mais la dynamique globale reste agréable. Plus homogène et naturelle, la version originale affiche une belle énergie dans la restitution des bruitages et des dialogues, mais il faut reconnaître que la bande originale très datée manque d'originalité et de puissance.

 

Interactivité :
Réalisateur inconnu, nouvelle star des films d'action, cinématographie locale rarement exportée en dehors des frontières, on aurait clairement aimé trouver un documentaire revenant sur ces question, voire un classique « l'histoire du silat ». Il n'y a pourtant pas grand-chose dans cette édition qui présente les différentes prises de l'une des cascades du film, un comparatif avec les répétitions des principaux combats et un bêtisier d'usage. Et tout cela est bien entendu très court.

Liste des Bonus : Cascades (1'), scènes ratés (3'), répétions des combats (6'), bandes-annonces 

 
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