Lorsqu'il entame la réalisation de son second film, George Lucas n'est pas encore l'homme le plus connu de la galaxie. Son premier essai, THX 1138 vient d'être présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, et le jeune homme, sur l'impulsion de Francis Ford Coppola, décide de s'atteler à la confection d'un succès populaire.
Sorti sur les écrans en même temps que la comédie navrante Jumeaux (Twins en anglais, un premier titre choisi par Cronenberg), Faux Semblants est l'antithèse du long-métrage cliché sur la gémellité. En fait rien ne peut être cliché dans cet objet tant sa curiosité vivifiante, mais aussi mortifère, aboutit à une œuvre unique.
Référence absolue pour les réalisateurs du nouvel Hollywood (Spielberg, Lucas, Scorcese et les autres), creuset sans fin où les scénaristes modernes ne cessent de piocher des idées de scénario ou des concepts littéraires, La Quatrième Dimension est un monument de la télévision. Et comme tout monument, lors de ses débuts, il faisait figure de véritable révolution.
Le film débute avec une citation du « Bushido ». Il y est question de tigre esseulé traqué en pleine jungle. Sauf qu'ici, la jungle devient la ville et ses recoins ombreux, ses impasses, ses arcanes métalliques et ses coupe-gorges. Rythmé par les lancinants riffs de saxophone du compositeur François de Roubaix, l'errance filante et tragique de Jef, nous illumine, nous éblouie littéralement.
Jeune réalisateur presque inconnu sur le marché international en ce milieu des années 90, Peter Jackson (un néo-zélandais ?) avait pourtant déjà séduit les cœurs des fans d'horreur avec des péloches frappadingues et grotesque comme Bad Taste, Braindead, The Feebles... et curieusement un très sensible et émouvant Heavenly Creatures.
L'éditeur « Wild Side » a encore frappé très fort. Nouveau rejeton de la collection « Classics Confidential », Le Rôdeur constitue l'une des œuvres phares de la période américaine du cinéaste Joseph Losey.
Croque-mitaine onirique créé par Wes Craven afin d'exorciser certaines de ses peurs enfantines, Freddy Krueger n'aura eu de cesse de hanter l'imaginaire collectif, au point de voire sa nature maléfique bien dénaturée. A l'occasion de la sortie en Blu-Ray de l'intégralité des épisodes, retour sur la saga du grand brulé à la main griffue...
Cinéaste disparu du devant de la scène (Le Dahlia Noir et Redacted furent de terribles échecs commerciaux), Brian De Palma marque encore et toujours l'histoire du cinéma. Comme le prouve d'ailleurs l'état de fébrilité qui peut accompagner la découverte d'une de ses premiers œuvres longtemps disparue : Murder à la Mod.
A l'heure où les studios enquillent les remakes comme une envie de pisser et massacrent allègrement leurs fameux modèles sous prétexte de les rendre plus actuels, il est parfois bon de se tourner vers le passé, et en l'occurrence vers Les Nerfs à vif, remake signé Martin Scorsese d'un classique du polar de John Lee Thompson datant de 1962.
Décortiqué et analysé dans de nombreux ouvrages, sanctifié par les têtes pensantes du Nouvel Hollywood, Les Chaussons rouges, production anglaise indépendante de l'après-guerre, aura connu ses dernières années un énorme regain d'intérêt, sans doute porté par la volonté de Martin Scorcese de lui offrir une nouvelle copie, mais auquel le succès d'un certain Black Swan n'est pas étranger non plus.