ULTIMATE MARVEL VS CAPCOM 3
Japon - 2011
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Ultimate Marvel Vs Capcom 3 »
Genre : Combat
Développeur : Capcom
Durée : élevée
Langue : Français / Anglais
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 18 novembre 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Ultimate Marvel Vs Capcom 3 »
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LE PITCH
Une alliance a été créée entre divers bad guys des univers Marvel et Capcom. Le clash pourrait mettre un terme aux deux mondes.
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Ultimates

Un an après la sortie de Marvel Vs Capcom 3, les auteurs de Street Fighter et Resident Evil proposent aux fans une version ''Ultimate'', vendue en stand-alone au prix de 40 euros. Arnaque ou affaire ?

 

Ne prenons pas de détours : comparé à Ultimate Marvel Vs Capcom 3, le MvC 3 d'origine ressemble à un dinosaure. Flirtant désormais avec le rooster hallucinant de Capcom Vs SNK 2, le soft accueille douze combattants supplémentaires, dont les propriétés physiques, les techniques de combat et les subtilités de gameplay se montrent toutes inédites, si l'on excepte les pirouettes de Vergil, proches, logiquement, de celles de Dante. La chaîne et la moto de Ghost Rider, l'arc de Hawkeye, les objections et la secrétaire de Phoenix Wright ou encore la sorcellerie de Dr Strange renouvellent réellement la donne, le génial Strider, déjà jouable dans le tout premier MvC, faisant de surcroît ici un retour remarqué. Non contents de développer leur casting en s'assurant de l'éthérogénéité du Game Design (les personnages choisis ne sont pas les plus célèbres de l'une ou l'autre des deux maisons), les auteurs modifient les protagonistes déjà présents, Dante perdant légèrement en puissance et Magneto favorisant désormais un combat à distance.

 

Soigner les détails

 

Repensé en détails sans être redéfini en profondeur (il s'agit toujours du fighter le plus épilleptique jamais réalisé, les légères modifications concernant le système de combo aérien renforçant encore la frénésie des combats), Ultimate Marvel Vs Capcom 3 ne se moque pas du chaland, bien au contraire. Pourvu d'une pléthore de nouveaux modes (dont l'un, anecdotique mais non moins rigolo, permet de prendre les commandes de Galactus !), multipliant les goodies à destination des fans (costumes alternatifs, clins d'oeil disséminés dans les nouveaux décors), le soft soigne également sa narration, jadis très floue, et désormais exposée par une bande dessinée d'introduction digne des meilleurs albums Marvel récents. Une ligne éditoriale généreuse au service d'un spectacle robuste, en somme, dont on peine à croire que le prochain Street Fighter X Tekken réussira à retrouver la substantifique moelle. Allez savoir après tout, Capcom nous prépare peut-être une nouvelle prouesse dont il a le secret pour les mois à venir...

Alexandre Poncet



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Précédemment en charge de Tatsunoko Vs Capcom et Street Fighter IV, Ryota Niitsuma a poussé son équipe dans ses derniers retranchements pour Marvel Vs Capcom 3, dont cette version Ultimate reprend telle quelle la facture graphique. Ainsi le jeu présente-t-il un style graphique inédit, comme si SFIV était passé sous un filtre crayonné, à quelques encablures d'un vrai comics de papier. Aidé par des à-plats de noir, l'effet est saisissant et contribue à forger la personnalité d'un titre enfin libéré des obligations économiques d'antan (Marvel Vs Capcom 2 reprenait les sprites en 384x224 pixels de Street Fighter Alpha et Vampire Savior, entre autres). La boulimie créative des développeurs fait vraiment plaisir à voir, chaque personnage profitant d'une modélisation extrêmement soignée, d'animations magnifiques et de voix à la hauteur, jusqu'à un Galactus au phrasé très shakespearien. Les décors, au nombre de presque une vingtaine désormais, sont eux aussi à la fête, chaque univers traversé (Ghouls & Ghosts, Resident Evil, Final Fight, la façade du Daily Bugle, le vaisseau du S.H.I.E.L.D., les hauteurs d'Asgard) profitant d'une somme de détails et de caméos affolante, dont le joueur aura bien du mal à percevoir la complexité pour cause d'effets visuels tonitruants, envahissant l'écran presque à chaque coup porté. En résulte un spectacle réellement hypnotique, jouissif dans son jusqu'au-boutisme, qu'appuie une bande sonore laissant de côté les thèmes jazzy du second opus au profit d'une électo inégale, mais plutôt bien emballée. Enfin, comme à son habitude, l'éditeur propose en sus d'un mode Arcade très simpliste (et ponctué par des séquences de fin franchement décevantes) une série de missions demandant de réaliser un certain nombre de combos acrobatiques pour chaque personnage. La version Ultimate ajoute encore deux modes supplémentaires, l'une permettant de contrôler Galactus, l'autre incorporant un système de cartes à utiliser stratégiquement lors des combats, chacune ayant un effet bien spécifique sur son personnage ou son opposant. Un mode multijoueurs est bien évidemment présent et profite, à l'instar de Street Fighter IV et du MVC3 d'origine, de serveurs très stables et d'un système de mise en relation des joueurs bien mieux pensé que la concurrence. Il est d'ailleurs désormais possible d'assister à des parties en Live comme on regarderait un match à la télévision, histoire de reprendre des forces entre deux échauffourées. Notons enfin que les deux personnages téléchargeables (Jill Valentine, déjà à l'affiche de MvC 2, et Shuma Gorath, poulpe aperçu dans Marvel Super Heroes) ne devront pas être rachetés, pour peu que vous ayez déjà mis la main à la poche pour MvC3. Avec eux, le rooster s'élève donc à 50 combattants, et les développeurs ont poussé le vice jusqu'à proposer pour chacun des costumes variés, renvoyant à des époques bien spécifiques (le Ryu du premier Street Fighter, la Chun Li de SF Alpha, le Thor des débuts, trois versions de Captain America, etc.). Franchement impressionnant..

 
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