NINJA GAIDEN 3
Japon - 2012
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Ninja Gaiden 3 »
Genre : Beat'em all
Musique : Inconnu
Développeur : Team Ninja
Durée : moyenne
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 22 mars 2012
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Ninja Gaiden 3 »
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site officiel
LE PITCH
Un groupe de terroristes prennent en otages les ministres anglais, et demandent comme seule revendication que Ryu Hayabusa se rende sur les lieux. Sur place, il découvre un véritable massacre perpétré par un homme mystérieux caché sous une bure et un masque. Après un combat difficile, le piège se referme sur le ninja : son sabre magique disparait et se fond avec son bras droit. L’apocalypse peut commencer…
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intouchable

Nombreux sont les personnes qui ne voient encore dans le jeu vidéo, et en particulier lorsque celui-ci travaille l'action à bras le corps, qu'une forme de divertissement primaire et en rien artistique. Ca ne peut évidemment pas être l'œuvre d'artistes ou de visionnaires dont le principal pinceau serait le Game Design. Ces détracteurs-là n'ont sans doute jamais joué aux deux premiers Ninja Gaiden.

 

Modèles de bourrinage total certes, mais dont l'exigence stratégique des enchaînements, la précision des esquives et la connaissance imposée du Level Design avaient poussé certains à détruire définitivement les ligaments des mains, Ninja Gaiden et sa suite restent des expériences inoubliables. Leur ambition et leur difficulté démesurée étaient dues entièrement à la personnalité de Tomonobu Itagaki (le créateur méga rock'n'roll de Dead or Alive), malheureusement parti en claquant la porte de Tecmo depuis. C'est donc une équipe amputée de sa principale tête pensante qui doit mener à son terme ce troisième épisode nouvelle génération (la série a en fait débuté en 1988 sur NES), les développeurs se devant de maintenir le même niveau de réussite. Visuellement d'ailleurs, l'ensemble tient relativement la route, et présente un Ryu toujours aussi luisant et recouvert de cuir, lancé dans un découpage en règle de ses ennemis. Quoique des amputations, il n'y en a plus ici, Tecmo préférant recouvrir le héros et l'écran de giclées de sang au moindre coup de lame. Mine de rien, le changement est de taille et induit que la précision surnaturelle des coups n'est plus de mise, et pour cause, le niveau de difficulté générale ayant été tellement revu à la baisse afin que l'aventure ressemble à une balade de santé. Les ennemis mourants sur le sol ne se trompent pas en disant « my god, it's a monster », tant plus rien ne semble atteindre ou faire frémir notre valeureux héros.

 

sans les bras

Ce changement radical s'accompagne presque logiquement d'un appauvrissement sidérant de l'expérience de jeu : plus aucun item à récupérer ou à gérer, une seule arme non customisable, un unique ninpo qui dévaste tout sur son passage et rend l'intégralité de la vie immédiatement... Il ne s'agit plus en effet que de marteler sans réel intention les deux touches d'attaques, ou accessoirement le bouton de saut, pour sortir les enchaînements les plus rocambolesques, tout en attendant quelques secondes pour lâcher un dragon de feu (spectaculaire mais vite lassant) ou charger son bras pour se lancer dans une séance de découpe automatique. Vite redondant, Ninja Gaiden 3 manque de relief et de passion, alternant quelques cabrioles dans un décor peu inspiré et des QTE abusifs face à quelques boss pas franchement charismatiques. Le summum étant sans doute atteint par le nouvel arc du bonhomme, qui a la gentille intention de viser automatiquement les adversaires, même si ceux-ci étaient au préalable dans le dos du héros. Pratique mais pas franchement fun. Reste le moyen d'augmenter la difficulté directement dans les menus, mais l'altération s'avère tout de même artificiel (ne reposant sur aucune subtilité, donc) et particulièrement éreintante pour les avant-bras. Grosse déception donc pour ce retour tant attendu, qui passe d'ailleurs totalement à côté de l'implication de la nouveauté scénaristique de l'épisode : le bras désormais maudit de Ryu. Alors que cela aurait pu venir étoffer le gameplay de nouvelle habiletés ou de nouveaux handicaps, cet élément restera cantonné aux cinématiques du jeu. Jolies mais vides, elles aussi...

Nathanaël Bouton-Drouard










 

 

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Gardant toujours à l'esprit la plastique irréprochable de l'épisode précédent, le joueur espérait sans doute retrouver ici la même alliance entre rapidité et fignolage graphique. Si les décors, les personnages et les environnements n'ont absolument rien de honteux, et peuvent même se révéler parfois enthousiasmants, ils sont trahis par un manque de stabilité, le rendu oscillant entre le beau et le basique (certaines modélisations sont à peine passables). Les textures subissent le même traitement, et seul Ryu se montre finalement parfait de pied en cap. La mise en scène, cherchant le spectaculaire, s'y complaît assez largement mais souvent au détriment de la lisibilité de l'action.

 

 

 

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